Mercredi 11 février 2009

Marseille a frappé fort au Vélodrome en infligeant à Bordeaux sa première défaite depuis huit matches (1-0) en clôture de la 23e journée. Grâce à un but contre son camp de Chamakh, l'OM revient sur Toulouse au pied du podium. Avec désormais quatre points d'avance, Lyon se frotte les mains.


MARSEILLE-BORDEAUX : 1-0
But : Chamakh (c.s.c) pour Marseille


Marseille n'est pas mort. La pression est pourtant forte sur les épaules phocéennes au coup d'envoi de ce choc de la 23e journée. Les victoires conjuguées des locomotives de tête composées de Lyon, Lille, Toulouse et Paris ne laissaient pas vraiment d'autres choix que la victoire à l'OM avant de recevoir Bordeaux sous peine de rester sur le quai. A force d'opiniâtreté, les Olympiens ont accroché le bon wagon. Eric Gerets l'avait annoncé en préambule de ce match, l'engagement physique et la faculté à remporter les duels seraient les clés de la partie. Ses joueurs ont entendu le discours.

Pourtant, leur bonne volonté est tout près d'être douchée d'entrée par une inspiration géniale de Gourcuff, dont la talonnade trouve Chamakh complètement démarqué. La frappe de l'attaquant girondin est trop croisée (4e). C'est le début du calvaire pour Chamakh... Un temps sonnés par cet avertissement, les Marseillais reprennent rapidement leurs esprits. Et si la finition n'est pas encore au rendez-vous, à l'image de la complémentarité encore balbutiante entre Wiltord et Brandao, au moins les Phocéens ont-ils éteint l'incendie naissant. Il reprend pourtant juste avant la pause quand Cavenaghi se présente seul devant Mandanda. Le portier de l'OM sait-il que Raymond Domenech est dans les tribunes ? Toujours est-il qu'il réalise une parade somptueuse devant l'Argentin (39e). Le sélectionneur des Bleus appréciera.


Chamakh, chat noir

Steve Mandanda, en dépit de son talent et de son envergure, ne peut en revanche rien sur ce déboulé de Jussiê qui intervient quelques minutes après la reprises. Lancé pleine vapeur, le Brésilien crochète le gardien de l'OM et va marquer dans le but vide quand, revenu de nulle part, Taiwo se jette de tout son long et parvient à arracher le ballon des pieds du Girondin ! Assurément l'un des gestes défensifs de l'année. En tout cas le tournant du match. En effet, quelques minutes plus tard, le malheureux Chamakh se trouve au mauvais endroit au mauvais moment, à savoir sur un corner marseillais. Masqué jusqu'au dernier moment, l'attaquant bordelais détourne le ballon de la tête dans ses propres filets (1-0, 56e). Mauvais réflexe...

Bordeaux ne se laisse pas abattre par ce coup du sort et, par deux fois, manque l'occasion de revenir au score. D'abord par Gourcuff, qui expédie une tête plongeante au dessus (60e), puis encore par Jussiê dont le tir est repoussé par le poteau avant de rebondir sur la tête de Mandanda puis finalement de sortir en corner (63e). La Bonne Mère veille... Elle aura moins de travail en fin de match. Peut-être émoussés par leur match mercredi en Coupe de la Ligue au PSG (0-3), les hommes de Laurent Blanc baissent de pied au fil des minutes. Marseille n'en a cure et continue d'agresser les visiteurs. Wiltord se voit ainsi refuser un but sous ses nouvelles couleurs pour une charge sur Ramé (75e) qui met ensuite en échec une tentative de lob de Ziani (77e). En dépit d'un soubresaut dans les ultimes minutes de la partie, qui verra par ailleurs l'expulsion de Diawara (86e), la bête bordelaise est à terre et ne se relèvera pas. Fin de série pour les Girondins qui restaient sur huit matches sans défaite et courbe inversée pour l'OM, qui venait d'essuyer deux revers de rang (Lyon en Coupe et Sochaux en Ligue 1). L'OM est de retour...


LA DECLA : Eric Gerets (entraîneur de Marseille)

"Un bon match de foot, dur, avec beaucoup de duels et beaucoup d'occasions des deux côtés. Il y a eu beaucoup de fautes sifflées, c'est dommage qu'on n'ait pas laissé le jeu continuer un peu plus car le match était ouvert des deux côtés. On a senti l'enjeu. Sur la victoire, je crois qu'il n'y a rien à dire. On a eu plusieurs occasions ratées et sur le but refusé, bien entendu il y avait but. On avait plus à perdre qu'eux. Pour nous, c'était une finale, et il nous reste une quinzaine de finales. On n'a pas encore basculé du bon côté, mais on a fait un pas important pour ne pas être mis complètement en dehors de la course. Là, on est quatrième, on n'a pas atteint l'objectif qu'on s'était mis en tête en début de saison, mais on a une possibilité d'y aller encore, car la différence n'est pas tellement grande. On a montré en tout cas que s'il faut mettre le pied, l'OM sait mettre le pied aussi."


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Mardi 10 février 2009

Eric Gerets, l'entraîneur de Marseille, se réjouit de la victoire de ses troupes face à Bordeaux (1-0) dans le choc de la 23e journée de L1. Le technicien belge met en avant la combattivité de son équipe et se félicite d'être toujours en course.


ERIC GERETS, vous devez être satisfait de cette victoire (1-0) face à un concurrent direct pour le titre ?

E.G : Absolument ! C'était un bon match de foot. Très ouvert. On voulait gagner cette rencontre car c'était une finale pour nous. Et je pense que l'on mérite vraiment de gagner. Il n'y a rien à dire là-dessus.


L'OM a montré une image beaucoup plus volontaire que lors des précédentes rencontres à Lyon et à Sochaux. Avez-vous dit à vos joueurs de se montrer plus agressifs ?

E.G : On a montré que s'il fallait mettre le pied, on savait le faire ! L'image de l'équipe était bonne. On l'a d'ailleurs senti à la réaction du public. Il y avait de la combativité, de l'envie et une bonne mentalité.


Un match nul aurait-il mis fin à vos espoirs de titre ?

E.G : Si nous avions fait match nul, ça aurait été plus difficile. C'est sûr… Mais nous avons gagné et nous sommes toujours là ! C'est important d'avoir gagné pour ne pas être complètement en dehors de la course. On est quatrième et on n'a pas éteint les objectifs de début de saison. L'enjeu était grand pour l'OM. C'était une vraie finale. Maintenant, il en reste quinze autres…


Bordeaux a-t-il perdu cette rencontre dans le combat physique ?

E.G : Il y a eu beaucoup de duels. Mais le jeu est resté très ouvert. Dommage que l'arbitre n'ait pas davantage laissé continuer le jeu. Car ce n'est pas si courant que deux équipes jouant le haut de classement pratiquent un jeu aussi porté vers l'avant. Il y a vraiment eu des occasions des deux côtés.


Steve Mandanda a encore réalisé une grande prestation. Son arrêt face à Fernando Cavenaghi est-il le tournant du match ?

E.G : Il a confirmé que c'était bien le meilleur gardien de France ! Son arrêt est un des tournants du match. Mais il y en a eu d'autres. Par exemple le but refusé à Sylvain (Wiltord). On m'a dit qu'il était valable…


Battre Bordeaux sans Cana, Niang et Koné, c'est une belle performance...

E.G : (Il coupe). Je ne veux pas parler de ceux qui n'étaient pas là. Ceux qui ont joué se sont bien battus de la première à la dernière minute. Ce n'est pas la peine de parler des individualités car c'est une victoire collective.


Votre équipe était bien équilibrée. Est-ce pour cela que vous n'avez effectué des changements que très tardivement ?

E.G : Je voulais passer en 4-3-3 car leurs deux latéraux nous faisaient très mal. Mais je ne voulais pas non plus bouleverser l'équilibre de l'équipe. Et puis personne ne méritait de sortir…


Ce succès peut-il permettre à l'OM de recommencer une série de victorieuse ?

E.G : Je l'espère (rires) !


Eurosport - De notre correspondant à Marseille, Vincent BANTIT
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Lundi 9 février 2009

Suite aux forfaits de Gaël Clichy et Julien Escudé, le latéral droit stéphanois Mouhamadou Dabo a été convoqué par Raymond Domenech pour le match amical France-Argentine. Une première pour le défenseur qui est un habitué de la sélection espoirs. Dimanche, Jean-Alain Boumsong avait aussi été appelé.


Un nouveau bleu chez les Bleus. Mouhamadou Dabo, le jeune latéral stéphanois de 22 ans, a été appelé pour la première fois de sa carrière en équipe de France. Pierre angulaire des Espoirs, il franchit donc un cap et profite des blessures conjuguées de Gaël Clichy et Julien Escudé. Auteur d'une saison 2007-08 de haut niveau, il a signé un début d'un début d'exercice tout aussi remarquable avec notamment un but plein de culot face à Paris (1-0) au mois de septembre. Son ascension a été stoppé nette en octobre. Une fissure du péroné l'a tenu éloigné des terrains durant plus d'un mois. Une absence qui a coïncidé avec la descente aux enfers de l'ASSE.


Et le jeune Stéphanois tâtonne depuis son retour comme en témoigne son match raté face à Caen samedi. Auteur d'un but contre son camp, en retard dans ses duels, il a souvent semblé à la peine face à Savidan notamment. Un état de forme qui ne semble pas faire peur à Raymond Domenech qui a préféré misé sur un jeune espoir même diminué que sur un Sylvain Armand en très grande forme du côté du PSG. La sélection de Dabo vient également contredire les propos du sélectionneur des Bleus qui avait déclaré jeudi que "le temps n'est pas aux expériences".

Dabo a donc rejoint le groupe tricolore renforcé également par la présence de Jean-Alain Boumsong. Courtisé par Lyon lors du mercato hivernal, dans le viseur d'Arsenal et Arsène Wenger, il est le deuxième Stéphanois convoqué en sélection nationale par Raymond Domenech après Bafétimbi Gomis. Il présente l'avantage intéressant de pouvoir évoluer sur les deux côtés de la défense et comble un physique plutôt frêle (1,76m, 67 kg) par une grosse activité et un harcèlement constant sur le porteur du ballon. S'il joue ce mercredi sur le côté droit, il devrait connaître un baptême du feu des plus délicats. Car il pourrait retrouver en face de lui un certain Lionel Messi...


LA SELECTION FACE A L'ARGENTINE :


Gardiens: Hugo Lloris (Lyon), Steve Mandanda (Olympique de Marseille), Cédric Carasso (Toulouse).


Défenseurs: Eric Abidal (Barcelone/ESP), Jean-Alain Boumsong (Lyon), Rod Fanni (Rennes), William Gallas (Arsenal/ENG), Philippe Mexès (AS Rome/ITA), Bacary Sagna (Arsenal/ENG), Sébastien Squilacci (FC Séville/ESP), Mouhamadou Dabo (Saint-Etienne)


Milieux: Alou Diarra (Bordeaux), Lassana Diarra (Real Madrid/ESP), Yoann Gourcuff (Bordeaux), Samir Nasri (Arsenal/ENG), Jérémy Toulalan (Lyon)


Attaquants: Nicolas Anelka (Chelsea/ENG), Karim Benzema (Lyon), Jimmy Briand (Rennes), Thierry Henry (Barcelone/ESP), Franck Ribéry (Bayern Munich/GER).


Eurosport - Martin MOSNIER
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Dimanche 8 février 2009

Après chaque journée de championnat, retrouvez les informations essentielles et les leçons à tirer des 10 rencontres de L1. Ce week-end, l'OM a su trouver les ressources pour rebondir face à Bordeaux. A l'inverse de Rennes, battu au Havre. Pour sa part, Lyon continue d'apprécier Nice.

L'EQUIPE EN HAUSSE : 

MARSEILLE

Il ne faut pas enterrer l'OM ! Battus à Sochaux (1-0) la semaine passée, les Marseillais étaient sous pression au moment de recevoir Bordeaux, dauphin de Lyon et équipe en forme du championnat. Et les hommes d'Eric Gerets ont répondu présent en s'imposant (1-0), même si un but contre son camp de Chamakh a suffi au bonheur des Olympiens. "C'est une victoire collective, il y avait beaucoup d'envie. La mentalité était bonne", soulignait le technicien belge à l'issue de la rencontre. Plus que la manière, c'est l'opération comptable qui peut satisfaire les Phocéens. Grâce à ce succès, les Olympiens sont désormais quatrièmes du classement, à seulement une longueur du PSG et de Bordeaux, avant de se déplacer à Monaco lors de la prochaine journée.

L'EQUIPE EN BAISSE : 

RENNES

Après avoir enchaîné 18 matches sans défaite, les Rennais tournent désormais au ralenti. La formation de Guy Lacombe n'a pris qu'un point sur ses trois dernières sorties après la défaite subie chez la lanterne rouge, Le Havre (1-0). Une série au cours de laquelle les Bretons ne sont pas parvenus à inscrire le moindre but. "On a constaté une fois de plus qu'on avait du mal à marquer", soupirait l'entraineur de Rennes à l'issue de la rencontre, avant de revoir les ambitions de son équipe à la baisse. "Contrairement à ce que je peux lire ou entendre ici ou là, on n'a sans doute pas un effectif aussi riche qu'on ne le dit. On a oublié que, pour attaquer, il faut d'abord bien défendre, ce qui n'a pas été le cas ce soir, notamment en seconde période. Cette défaite va nous remettre les pieds sur terre", a-t-il conclu. La réception de Nancy lors de la prochaine journée constituera une bonne occasion de rebondir pour les Rennais.

LE JOUEUR : 

Stéphane Sessègnon (PSG)

Quand Sessègnon va, tout va pour le PSG. La victoire parisienne à Nantes (1-4) est venue confirmer le phénomène, tant le milieu béninois a pesé sur le jeu de son équipe. A l'origine du premier but, l'ancien Manceau, âgé de 24 ans, a aussi fait preuve d'une constance remarquable sur l'ensemble de la rencontre. Ses dribbles, ses ouvertures, sa puissance et sa vitesse ont fait du milieu offensif parisien un véritable poison pour la défense nantaise. Et il s'est offert une juste récompense en inscrivant le quatrième but de Paris d'une frappe puissante à l'entrée de la surface. Histoire de conclure le récital en beauté.

LE BUT : 

Eden Hazard (Lille)

C'est le come-back de la journée. Mené 2-0 à la pause, le LOSC s'est finalement imposé sur le fil (3-2). Et c'est le jeune Eden Hazard, 18 ans, qui a libéré les Nordistes et leur permet de s'accrocher à la 5e place. Sur une transversale de Rami, il contrôle, élimine Pichot et trompe Richert du droit à la 88e minute. "Le LOSC est réputé pour son mental à toutes épreuves. Nous avons prouvé que nous ne lâchions rien", s'est simplement réjoui le Lillois. Pour sa troisième titularisation, il signe ainsi son 3e but. Une bonne moyenne !

LA STAT : 

17

Lyon aime les traditions. Les Rhodaniens l'ont confirmé à Nice. Grâce à un doublé de Jean II Makoun et un but de Karim Benzema, ils signent leur 17e match sans défaite face aux Aiglons (1-3). Un résultat particulièrement important puisqu'il permet aux troupes de Claude Puel de reprendre quatre points d'avance en tête du classement. Derrière, Bordeaux, Paris, Marseille et Toulouse se tiennent en un petit point.

LA DECLA : 

Alain Casanova (Toulouse)

"L'objectif c'est de continuer à capitaliser. L'erreur serait de se projeter dans cinq ou dix journées. Le match le plus important sera toujours celui du samedi suivant. Il faut prendre les matches les uns après les autres et garder cette pression positive. La pression négative, c'est pour les équipes qui luttent pour ne pas descendre. Nous, au contraire, ce n'est que du bonus. Il ne faut pas se fixer de limite et être respectueux de notre potentiel, qui est d'être entre la 5e et la 10e place. Même si les gens pensent qu'on a le potentiel d'être dans les cinq premiers, il faut être réaliste. Mais on ne va rien lâcher et on verra à quelques journées de la fin où on en est".

Eurosport - A.P. et V.B.
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Mardi 3 février 2009

Invaincus depuis plus d'un an à l'extérieur, les Marseillais se sont inclinés face à Sochaux lors de la 22e journée (1-0). Les hommes d'Eric Gerets, en panne d'imagination, ont rarement mis en danger la défense doubiste. Un avertissement avant le choc dimanche prochain face à Bordeaux.


SOCHAUX-MARSEILLE: 1-0

Buts: Erding (25e) pour Sochaux.

Sale semaine pour Marseille. Battus par Lyon en Coupe de France quatre jours plus tôt (1-0), les hommes d'Eric Gerets ont concédé leur deuxième défaite consécutive de la semaine à Sochaux, sur le même score. La série d'invincibilité à l'extérieur, datant de plus d'un an (ndlr: 13 janvier 2008 à Rennes, 3-1), s'est également envolée. Avec le succès du PSG et les nuls de Bordeaux, Rennes, Toulouse et Lille, les Olympiens sont les grands perdants de cette 22e journée. Une défaite qui laisse augurer une semaine difficile à la Commanderie. D'autant plus que Bordeaux viendra rendre visite aux Phocéens lors de la prochaine journée. Une rencontre qui sent déjà le souffre.

Sochaux est à des années lumière de toutes ces considérations. Solides et réalistes, les hommes de Francis Gillot quittent provisoirement la zone des relégables, avant la rencontre entre Lyon et Saint-Etienne. Sur une belle série à Bonal (ndlr: trois victoires et deux nuls lors des cinq derniers matchs), les Doubistes prennent une belle bouffée d'air pur, mais l'objectif est encore loin d'être atteint comme le souligne l'entraîneur sochalien: "Cela fait un bien fou, on ne va pas s'enflammer car il nous reste encore vingt points à obtenir (ndlr: pour le maintien)". Avec de telles valeurs de courage et d'abnégation, la formation de Mevlut Erding, très réaliste ce soir, peut voir l'avenir un peu plus sereinement.


Marseille en panne d'imagination

Handicapés par les absences de Zenden, Ben Arfa, Koné, Cana, Niang, les Marseillais ne sont jamais entrés dans cette rencontre, perturbée par la neige. Disposés en 4-4-2 losange, avec la paire Brandao-Wiltord en attaque et la titularisation de Julien Rodriguez -auteur d'un bon match- dans l'axe de la défense. La titularisation de l'ancien Monégasque est sans doute la seule satisfaction de la soirée à retenir côté olympien. Il faut dire que les coéquipiers de Romain Pitau n'ont pas beaucoup mis en danger l'arrière-garde marseillaise lors du premier acte. Une seule fois. Suffisant pour ouvrir le score. Lancé par son capitaine, Mevlut Erding, couvert par Taiwo, se présente seul face à Mandanda et voit le portier international rater sa sortie (1-0, 25e). Une offrande. Avec 100% de réalisme, les Doubistes regagnent les vestiaires tout heureux de cet avantage.

Obligé de se montrer plus incisif devant les cages de Teddy Richert, l'OM n'arrive pas à changer de rythme au cours de cette seconde période. Seul Ziani se distingue, sans succès. A court de forme, "Nino" Wiltord cédait sa place à Dennoun et Valbuena à Samassa. Un coaching limité de la part du technicien belge en raison de l'infirmerie remplie chez les Phocéens. Trop prévisibles, pas assez entreprenants, les protégés de Pape Diouf ne trouveront jamais la solution. "Il n'y a pas d'excuses", concédait Bonnart à la fin du match. "Il faut être plus exigeants, le réalisme fait la différence, on a encore beaucoup de boulot" ajoutait-il, dépité. Une défaite qui peut laisser des traces? Toute la cité phocéenne guettera la réaction de son équipe face à Bordeaux dimanche prochain.


LA DECLA: Eric Gerets (entraîneur de Marseille)

"Je suis triste ce soir. Je ne pense pas qu'on méritait de gagner ce match, mais peut-être pas de le perdre non plus. Jusqu'au but sochalien, on contrôlait plutôt bien le match. Après, Sochaux a pu privilégier le contre. Je n'ai pas grand chose à reprocher à mes joueurs sur le plan de la combativité. Il nous manquait certes des éléments sur blessures, mais l'équipe alignée avait quand même fière allure, mais nous n'étions pas dans un jour de gloire. On perd deux fois dans la même semaine, c'est dur, mais il faut quelquefois accepter des choses qui peuvent paraître difficiles ."

Eurosport - Baptiste Desprez
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