Lundi 22 décembre 2008

Pour Pape Diouf, les joueurs de l'OM "étaient déjà en vacances" face à Nancy (0-3). Le président de l'OM n'a guère apprécié ce relâchement qui coûte à Marseille sa place de dauphin. Diouf veut maintenant "améliorer le rendement de l'équipe" en recrutant. Mais pas à n'importe quel prix…


PAPE DIOUF, quelle est votre analyse de la défaite concédée devant Nancy (0-3) ?


P.D. : C'est un match assez curieux dans sa physionomie. Les joueurs ne se sont jamais mis en situation de gagner le match. Et je n'ai pas revu l'engagement de nos deux dernières sorties face à Nice (2-1) et à Lyon (0-0). Je pense que les joueurs étaient déjà en vacances dans leur tête. Ils étaient démobilisés.


Le score reflète-il réellement l'écart entre les deux équipes ?


P.D. : Le résultat est logique. Mais je suis tout de même surpris par l'ampleur. C'est vraiment une grosse déception.


Etes-vous en colère après cette très lourde défaite à domicile ?


P.D. : Je n'ai pas à exprimer une colère violente. En revanche, je ne suis pas content. Et c'est le moins que je puisse dire. Maintenant, les joueurs doivent se mettre en tête de gagner les deux prochains matches de championnat après la trêve (ndlr : à Auxerre et contre le Havre au Vélodrome).


Comment allez-vous agir durant le mercato pour corriger les manques de votre équipe ?


P.D. : J'entends dire que Gerets met la pression. Mais sur qui ? Je voudrais dire ici que nous voulons tous la même chose : améliorer le rendement de l'équipe. Gerets ne veut pas autre chose…


Un attaquant est-il toujours votre priorité après la défaillance de votre défense face à Nancy ?


P.D. : Les noms de plusieurs joueurs évoluant dans le championnat de France sont évoqués ici ou là. Mais il faut savoir que les clubs de L1 ne veulent pas laisser partir les joueurs susceptibles de nous intéresser. C'est le cas de Savidan par exemple. Faut-il proposer un prix hors marché ? Ce joueur vaut 4 millions d'euros, pas 20 millions ! Je ne veux pas entrer dans cette logique de surenchère avec le président de Caen.


Si la Ligue 1 est trop chère pour l'OM, avez-vous activé des pistes à l'étranger ?

P.D. : Nous regardons aussi à l'étranger. Mais dénicher un joueur comme Bordeaux l'a fait avec Cavenaghi, c'est compliqué. Car nous voulons des joueurs opérationnels tout de suite. On ne peut pas attendre six mois pour qu'il s'adapte. On ne prendra pas un joueur à cause du rouleau compresseur médiatique mais uniquement si nous sommes tous convaincus qu'il peut nous apporter quelque chose. Si nous ne trouvons pas ce joueur, il n'y aura pas de renfort.


Plus globalement, quel bilan dressez-vous de cette première partie de saison ?


P.D. : Je dirais que c'est assez moyen. C'est au printemps prochain que nous pourrons vraiment juger notre saison.


Eurosport - De notre correspondant à Marseille, Vincent BANTIT
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Vendredi 19 décembre 2008

Adversaire du PSG au tour précédent, le FC Twente sera à nouveau sur la route de Marseille en 16e de finale de la Coupe de l'UEFA. Les Parisiens, eux, poursuivront leur aventure contre Wolfsburg. Les deux autres représentants français, Bordeaux et St Etienne, défieront Galatasaray et l'Olympiakos.


Le tirage au sort des 16e de finale de la Coupe de l'UEFA a plutôt ménagé les clubs français, seul Bordeaux ayant hérité d'un gros morceau avec Galatasaray, alors que le coup est jouable pour le PSG face à Wolfsburg, Marseille contre Twente et Saint-Etienne qui affrontera l'Olympiakos. Dans les autres matches, l'AC Milan, grandissime favori de l'épreuve, n'a pas été gâté et se mesurera au Werder Brême (match aller les 18 ou 19 février, retour le 26 février).

Les Bordelais, sortis de la Ligue de champions, vont retrouver de vieilles connaissances avec les Turcs de Galatasaray qu'ils avaient battus 3-1 à domicile lors de la phase de poules de la C1 en 2006-07 après avoir arraché le nul à Istanbul (0-0). Mais les troupes de Laurent Blanc auront le désavantage de se déplacer au match retour dans l'enfer du stade Ali Sami Yen. En cas de qualification, Bordeaux aura la tâche plus facile en affrontant le vainqueur du match NEC Nimègue-Hambourg.


Le PSG devra également se méfier des Allemands de Wolfsburg et de leurs deux champions du monde italiens Barzagli et Zaccardo. Mais le pensionnaire de la Bundesliga, qui a tout de même devancé l'AC Milan au premier tour, occupe une peu glorieuse 9e place en championnat alors que le PSG, qui a arraché sa qualification in extremis face au FC Twente (4-0), joue les premiers rôles en L1 (4e).


Marseille peut aussi souffler avec l'opposition contre les Néerlandais du FC Twente et devra plus se méfier de la réputation sulfureuse des supporteurs néerlandais. Les choses se corseront en 8e de finale avec une rencontre face au vainqueur de Fiorentina-Ajax Amsterdam. Enfin, Saint-Etienne, sorti en tête de sa poule, va d'emblée passer aux choses sérieuses avec les Grecs de l'Olympiakos, toujours compliqués à jouer, surtout pour une équipe qui joue sa survie en Ligue 1 (17e). Seule consolation: les Verts évolueront à domicile au match retour.


TIRAGE AU SORT DES 16e DE FINALE :
(Aller: 18 et 19 février; retour: 26 février)


Paris SG (FRA) - Wolfsburg (GER)
FC Copenhague (DEN) - Manchester City (ENG)
NEC Nimègue (NED) - Hambourg SV (GER)
Sampdoria Gênes (ITA) - Metalist Kharkov (UKR)
Braga (POR) - Standard de Liège (BEL)
Aston Villa (ENG) - CSKA Moscou (RUS)
Lech Poznan (POL) - Udinese (ITA)
Olympiakos Le Pirée (GRE) - Saint-Etienne (FRA)
Fiorentina (ITA) - Ajax Amsterdam (NED)
Aalborg (DEN) - La Corogne (ESP)
Werder Brême (GER) - AC Milan (ITA)
Bordeaux (FRA) - Galatasaray (TUR)
Dynamo Kiev (UKR) - Valence (ESP)
Zenit Saint-Pétersbourg (RUS) - VfB Stuttgart (GER)
Marseille (FRA) - FC Twente (NED)
Shakhtar Donetsk (UKR) - Tottenham (ENG)


TABLEAU DES 8e DE FINALE :
(Aller: 12 mars; retour: 18 et 19 mars)


Vainqueur Werder Brême-AC Milan - Vainqueur Olympiakos-Saint-Etienne
Vainqueur Aston Villa-CSKA Moscou - Vainqueur Shakhtar Donetsk-Tottenham
Vainqueur Lech Poznan-Udinese - Vainqueur Zenit Saint-Pétersbourg-Stuttgart
Vainqueur Paris SG-Wolfsburg - Vainqueur Braga-Standard de Liège
Vainqueur Dynamo Kiev-Valence - Vainqueur Sampdoria Gênes-Metalist Kharkov
Vainqueur FC Copenhague-Manchester City - Vainqueur Aalborg-La Corogne
Vainqueur Marseille-FC Twente - Vainqueur Fiorentina-Ajax Amsterdam
Vainqueur NEC Nimègue-Hambourg SV - Vainqueur Bordeaux-Galatasaray


AFP
Par Eurosport.fr
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Lundi 15 décembre 2008

La montagne a accouché d'une souris. Lyon et Marseille se sont neutralisés (0-0) lors de la 18e journée de Ligue 1. Très décevants, les Lyonnais conservent tout de même leurs trois points d'avance sur les Marseillais... et sur Bordeaux et le Paris Saint-Germain, revenus au contact ce week-end.


LYON - MARSEILLE : 0-0


Un choc, un sommet.... Les mots ne manquaient pas pour qualifier la confrontation tant attendue entre les deux Olympiques, lyonnais et de Marseille, premier et deuxième de Ligue 1 à l'entame de cette 18e journée. Benzema, meilleur réalisateur de C1, d'un côté, la meilleure attaque du championnat de l'autre, un grand spectacle et une pluie de buts semblaient garantis, d'autant plus que l'OL et l'OM avaient depuis le début de la saison fait étalage de nombreuses lacunes défensives. Il n'en a rien été, bien au contraire.


"Surtout ne pas perdre", tel semblait le message qu'avait dû transmettre Claude Puel à ses hommes. Battus par le PSG et le FC Nantes, tenus en échec par la lanterne rouge valenciennoise à domicile lors des trois dernières journées, les Rhodaniens ont fait preuve d'une manque d'ambition certain. Malgré le retour de Cris en charnière centrale après sa suspension en Ligue des Champions, les Lyonnais, comme traumatisés par leurs échecs récents, n'ont pas voulu prendre le moindre risque, laissant le plus souvent Benzema se démener seul aux avant-postes. Juninho, le milieu de terrain le plus offensif de l'OL n'a ainsi passé que 50% de son temps dans le camp adverse.


Un OM pas suffisamment armé


Malgré quelques belles percées d'Ederson sur son aile gauche, une bonne volonté indéniable de Govou (18e, 43e) et quelques coups francs vicieux de Juninho qui ont mis en exergue la solidité de Mandanda sur sa ligne (37e), les champions de France en titre ne se sont procuré que de très rares occasions. Même la rentrée de Fred en attaque n'a rien changé au visage d'un OL, pour qui la trêve sera peut-être la bienvenue pour retrouver un semblant de sérénité et une grande partie de ses blessés.

Revenus à seulement trois longueurs du leader lyonnais, l'OM avait pour la deuxième fois de la saison l'opportunité de se hisser en tête de Ligue 1. Marseille n'avait cependant pas les armes offensives pour espérer mieux qu'un résultat nul. Privé de Niang, éloigné des terrains pendant un mois en raison d'une fracture à un pied, Marseille a présenté sur la pelouse de Gerland une formation ultra-technique mais largement dépassée sur le plan physique. Avec trois joueurs de moins d'1,70m (Ziani, Koné, Valbuena), les hommes de Gerets, ridiculisés dans les duels aériens, ont fait les frais de leur manque de puissance, n'étant jamais en mesure de prendre à défaut les monstres que sont Cris, Boumsong et Mensah. Malgré une énorme occasion de Valbuena, dont la frappe à bout portant était repoussée par Lloris (35e), les Phocéens ne méritaient pas mieux que les Lyonnais, non pas en raison d'un manque d'ambition notable mais à cause d'un effectif trop limité. Comme pour l'OL, la trêve hivernale pourrait être salutaire pour l'OM en quête de quelques joueurs pour franchir une marche supplémentaire.


LA DECLA : Eric Gerets (entraîneur de Marseille)


"J'espère gagner à chaque match mais nous allons terminer la phase aller invaincus à l'extérieur. Ce n'est pas mal. Tactiquement, nous étions très bien en place mais avec un peu de sang froid, nous aurions pu faire la différence sur le côté gauche. Nous aurions pu faire plus mal. En seconde période, nous avons un peu moins bien joué car nous étions plus fatigués et à la fin, avec l'entrée de joueurs athlétiques, nous avons logiquement souffert mais je pense que ce point est largement mérité. Lyon a montré contre le Bayern qu'il est la meilleure équipe en France. Je ne connais pas beaucoup de formations capables de faire mal comme les Lyonnais l'ont fait au Bayern en seconde période mercredi. Cela prouve que nous étions bien en place. Maintenant, nous allons recevoir beaucoup de nos concurrents directs dans la phase retour mais il reste que l'OL garde ses trois points d'avance".


Eurosport - Thomas BONNET
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Dimanche 7 décembre 2008

Ravi de la victoire de l'OM face à Nice (2-1), Eric Gerets se projette déjà vers la Ligue des champions et la réception de l'Atletico Madrid, mardi. Le coach marseillais redoute cette rencontre. "Je lance un S.O.S car j'ai peur que ce match se termine mal", s'alarme Gerets.


ERIC GERETS, l'OM se remet à gagner. Comment jugez-vous la performance de votre équipe face à Nice ?


E.G : C'est une victoire largement méritée. Je crois que nous avons maîtrisé le jeu en première mi-temps, si on oublie les deux-trois premières minutes du match. On s'est créé beaucoup d'occasions de buts. Tactiquement, on a joué le jeu que l'on avait en tête. Les joueurs ont respecté les consignes à 100%. En première période, on a toujours trouvé l'espace pour mettre en évidence Mamadou Niang. On savait bien qu'en jouant de cette manière-là, on allait avoir beaucoup d'espace sur notre côté gauche. Et ça a été parfait. Mais au lieu de 3-0 ou 4-0, ça n'a fait que 2-0 à la mi-temps. Et en seconde période, surtout après la sortie Mamadou Niang, on n'a plus été capable de jouer de la même façon.

 

Pourquoi l'OM n'a pu se mettre définitivement à l'abri d'un retour niçois ?


E.G : On a commencé à trop jouer en arrière ce qui a mis nos défenseurs en difficulté. On avait un "targetman" (Mamadou Samassa, ndlr) sur le terrain après la sortie de Mamadou Niang, on aurait donc du jouer plus en avant. Parce que l'on était plus fort que Nice. Il n'y avait pas de raison d'avoir peur.


Quelle est la gravité de la blessure de Mamadou Niang ?


E.G : C'est une fracture du pied (du gros orteil, ndlr). Il est out pour six semaines.


Malgré la blessure de Niang, on a vous a senti particulièrement heureux à la fin de la rencontre…


E.G : Quand tu t'aperçois que tes joueurs sont à l'aise, ça fait plaisir. L'équipe s'est amusée en première mi-temps. On sentait que l'on avait le match en mains, l'adversaire ne trouvait pas le moyen de nous poser des problèmes. Quand nous avions le ballon, j'avais le sentiment que nous pouvions marquer un goal. Mais on aurait dû être tranquille sur le banc les vingt dernières minutes. On ne l'était pas jusqu'à la dernière seconde. Il y a eu un peu d'incertitude suite au but que nous avons pris encaissé. Mais finalement, même en seconde période, on a eu des occasions et si on avait été u peu plus collectif, on aurait pu encore marquer plusieurs goals supplémentaires. Il n'y a donc rien à redire sur cette victoire.


L'OM a-t-il repris sa marche en avant ?


E.G : Oui et non. Ces derniers temps, on avait pris beaucoup trop de goals à cause d'erreurs individuelles et il y avait trop de joueurs présents en attaque et pas assez en défense. Tout le monde a fait vraiment beaucoup d'investissement face à Nice. Ça c'est vu. On voulait jouer un football offensif sans tomber dans le piège de trop jouer vers l'avant. Pendant une heure, l'équipe a prouvé qu'elle savait le faire. Ça fait plaisir.


Un mot sur Boudewijn Zenden, auteur d'une prestation remarquable ?


E.G : Il a prouvé que je n'avais pas menti en disant que c'était le joueur qui avait le plus de talent tactique. Si on évolue dans le même schéma que face à Nice, il risque de jouer souvent.


Avez-vous eu une pensée pour Santos Mirasierra à l'issue de cette victoire ?


E.G : Pas seulement un petit peu, mais totalement. Il y a tellement de choses qui ont été dites sur ce garçon. Ça a été un choc que tout le monde doit digérer. Et d'abord lui-même. Mais qu'il n'oublie pas que tout Marseille est avec lui. Malgré tout, je dois quand même lancer un S.O.S car j'ai peur que le match de mardi se termine mal. J'ai trop peur pour le futur de ce club. Parce que tout le monde va nous regarder avec des yeux spéciaux et si jamais il y a des incidents, ça va nous coûter très très cher. Tous les supporters, les joueurs, moi-même aimons ce club. Et même si ce sera extrêmement difficile de garder son calme, il faut faire l'impossible pour y arriver. Les joueurs et moi-même devront donner l'exemple en disputant un bon match.


Que pensez-vous de la décision des Ultras de ne pas assister au match et de rester dans la rue, devant le stade Vélodrome ?


E.G : Les Utras doivent changer d'avis et ne pas rester dehors lors du match. Ils doivent rentrer tous ensemble dans le stade et chanter comme le public a chanté contre Nice. Je ne peux pas dire plus…

Eurosport - De notre correspondant à Marseille, Vincent BANTIT
Par Eurosport.fr
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Mardi 2 décembre 2008

Football - Ligue 1


Nouveau dauphin de Lyon après sa victoire face au PSG (1-0) dimanche soir, Rennes se retrouve sous le feu des projecteurs. La formation de Guy Lacombe, invaincue depuis 14 matchs, trace sa route mais ne s'enflamme pas. Petit tour d'horizon des raisons de la bonne tenue du club breton en Ligue 1.


L'INFLUENCE DE LACOMBE


Souvent raillé pour son caractère de colérique, sa propension à ne pas savoir gérer les égos, Guy Lacombe prend une certaine revanche depuis son passage raté au PSG. L'Aveyronnais n'a pas pour autant changé fondamentalement de méthode de travail. La gestion du cas Wiltord, mis au placard, n'est pas sans rappeler certains précédents, mais le technicien breton a su asseoir son autorité et transmettre sa détestation de la défaite à ses joueurs. Adepte des coups tactiques, comme en témoigne son 5-2-3 contre Bordeaux, l'homme à la moustache a bien su gérer quelques situations difficiles avec le non-départ de Briand, la perte de confiance d'Hansson et les antécédents avec Pagis. La réussite rennaise lui incombe en grande partie, lui qui a toujours été reconnu comme un très bon entraîneur de l'hexagone. La tranquillité et la faible exposition du côté du stade de la route de Lorient lui conviennent également parfaitement.


L'IMPORTANCE DE DOUCHEZ


Depuis le départ de Petr Cech à Chelsea en 2004, le Stade Rennais était orphelin d'un portier à la hauteur de ses ambitions. Tour à tour, Isaksson, Pouplin et Luzi se sont succédés dans les cages bretonnes, sans réussite apparente. L'arrivée de Nicolas Douchez a complètement changé la donne. L'ancien Toulousain s'est imposé d'entrée de jeu et se trouve être l'un des garants de la solidité défensive du dauphin lyonnais. Auteur de plusieurs parades déterminantes face au PSG, Douchez a terminé son 9e match en championnat avec la cage inviolée. L'un des meilleurs gardiens du championnat, à n'en pas douter. Sûr dans les airs mais également sur sa ligne, le portier de 28 ans, souvent pré-convoqué en équipe de France, est en grande forme et sa confiance rejaillit sur ses partenaires.


UNE DEFENSE XXL


C'est la force du Stade Rennais version 2008/2009. Deuxième défense de l'hexagone en compagnie de Toulouse, avec 11 buts encaissés, les Bretons forment un bloc difficile à déstabiliser. Avec des joueurs au gabarit impressionnant: Hansson, Mangane, Fanni, Thomert, Mbia, pour ne pas les citer, la formation d'Ille-et-Vilaine inspire crainte et respect dans ce secteur de jeu. La défense centrale composée du Suédois et de l'ex-Lensois, qui n'a pas d'égal dans l'hexagone à ce niveau-là, en est l'illustre exemple. Le natif d'Helsingborg, n'est que l'ombre du joueur qui trimballait sa grande carcasse aux quatre coins de la France la saison dernière. Guy Lacombe lui a ajouté l'imposant Sénégalais (qui peut également couvrir le poste de milieu défensif), pour former une charnière au physique impressionnant. Ce n'est pas Guillaume Hoarau, asphyxié dimanche soir, qui viendra contredire la qualité de ce binôme. Le secteur défensif est bien aidé également par la présence du néo-international, Fanni, puissant et solide dans son couloir, ainsi que le monstrueux Stéphane Mbia à la récupération. En bonne condition ces dernières semaines et avec un calendrier abordable dû à l'élimination en Coupe d'Europe, le Stade Rennais impose à ses adversaires un défi physique de tous les instants.


ALCHIMIE ENTRE LES GENERATIONS


Dur dans les duels, solide dans le domaine aérien, le dauphin de Lyon n'est pas seulement une montagne de muscles et de centimètres. Quand il s'agit d'apporter le danger en terre adverse, les solutions sont nombreuses. Articulée en 4-2-3-1, avec Pagis qui vient s'intercaler entre les lignes, l'animation offensive des Bretons est un savant mélange de technique et d'explosivité. Les anciens comme Leroy et toujours le dénommé Pagis, apportent cette touche technique et peuvent débloquer, à eux seuls, des situations compliquées. Ces deux joueurs talentueux trouvent assez facilement les espaces avec Jimmy Briand devant ou Olivier Thomert et Moussa Sow sur les côtés. Malgré son transfert avorté vers la capitale, le natif de Viry-sur-Seine, déjà auteur de cinq buts, réalise un premier tiers de championnat de très bonne facture. Il apporte profondeur de jeu et explosivité à la pointe de l'attaque, qualités qui se marient à merveille avec le jeu en pivot de Pagis. Des performances qui en ont fait oublier la blessure de Gyan et la mise au placard de Sylvain Wiltord...

Eurosport - Baptiste Desprez
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